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Une valeur à zéro déclenche un contrôle partout

Échantillons et facture proforma

La facture proforma est le document le plus mal rempli du commerce international, et celui qui coûte le plus de temps quand il est mal rempli.

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Pourquoi la valeur à zéro ne marché jamais

L’idée paraît logique: l’échantillon n’est pas vendu, donc il ne vaut rien, donc on met zéro. Du point de vue douanier, c’est exactement l’inverse. Une marchandise à valeur nulle est une anomalie, et une anomalie déclenche un contrôle. Le contrôle coûte un jour, les droits auraient coûte quelques euros.

La bonne pratique est simple: une valeur réelle, c’est-à-dire la valeur qu’aurait la marchandise si elle était vendue, accompagnée de la mention échantillon sans paiement, valeur déclarée à des fins douanières uniquement. Cette formule est comprise partout et elle ne crée pas d’obligation de paiement.

La mention échantillon sans valeur commerciale existe, mais elle ne s’emploie que lorsqu’elle est vraie: un tissu découpe, un flacon perce, un objet rendu inutilisable. Sur un prototype fonctionnel qui vaut plusieurs milliers d’euros, elle est fausse et elle se voit.

Ce que doit porter une proforma

Huit lignes. Elles tiennent sur une page et elles font gagner une demi-journée.

  • Expéditeur et destinataireRaison sociale complète, adresse, contact, numéro de TVA ou d’identification quand il existe.
  • Description en clairEn français et en anglais. Une référence interne seule ne suffit pas.
  • NomenclatureHuit chiffres à l’export, six au minimum pour l’entrée.
  • Quantité et unitéPièces, kilos, mètres. Une quantité incohérente avec le poids attire l’attention.
  • Valeur unitaire et totaleAvec la devise. Réelle.
  • Pays d’origineLe pays de fabrication, pas le pays d’expédition.
  • Motif de l’envoiÉchantillon, essai, garantie, retour de réparation. Le motif décide du régime.
  • IncotermIl décide qui déclare et qui paie à l’arrivée.
Échantillons et facture proforma : quel envoi, quel pays ?Un clic lance la demande. Un régulateur répond en quinze minutes, jour et nuit.
Prix ferme en 15 minutes

Dites-nous ce qui doit partir. Nous répondons avec un vol et un prix.

Cinq questions courtes. Un régulateur répond avec une liaison nommée, l’heure de remise calculée et un prix ferme, de jour comme de nuit.

  • Un coursier nommé, de l’enlèvement à la signature
  • Douane déclarée en personne, question répondue sur place
  • Société licenciée, facture en bonne et due forme

Les erreurs qui reviennent le plus

La description trop générale. Pièces détachées ou échantillon ne dit rien. Le douanier cherche à rattacher la marchandise à une position tarifaire, et une description générale l’oblige à ouvrir.

L’incohérence entre les documents. La proforma dit dix pièces, le colis en contient douze, la lettre de transport en annonce huit. Chacun de ces écarts, pris isolement, est mineur. Ensemble ils transforment un passage de dix minutes en contrôle approfondi.

L’absence de motif. Un envoi sans motif déclare est traité comme une vente, et une vente fait naitre des droits et parfois une obligation de paiement dans le pays d’entrée. Écrire le motif prend cinq secondes.

Ce qu’on nous demande sur la proforma

01Combien d’exemplaires ?

Trois au minimum: un pour la sortie, un pour l’entrée, un pour le destinataire. Le coursier en porte toujours un jeu de rechange.

02Faut-il la signer ?

Oui, avec le nom et la fonction du signataire. Une proforma non signée est refusée dans plusieurs pays.

03En quelle langue ?

Anglais au minimum. Certaines destinations demandent la langue locale en plus, et nous vous le disons au moment du devis.

Trois formulations qui passent partout

Pour un échantillon commercial destine à rester : valeur réelle, plus la mention échantillon commercial, envoi sans paiement, valeur déclarée à des fins douanières uniquement. C’est la formulation la plus universelle et celle qui déclenche le moins de questions.

Pour une pièce envoyée en garantie : valeur de remplacement, plus la mention envoi sous garantie, sans paiement, remplacement d’une pièce défectueuse. Ajoutez, quand la pièce défectueuse revient, la mention retour prévu et la référence de l’envoi aller : cela lie les deux opérations et facilité le régime de retour.

Pour un matériel de démonstration qui repartira : valeur réelle, plus la mention matériel de démonstration, admission temporaire demandée, réexportation prévue le tant. Si un carnet ATA couvre l’envoi, mentionnez son numéro sur la facture : les deux documents se lisent ensemble et l’incohérence entre eux est un motif de contrôle classique.

Ce qui déclenche un contrôle, dans l’ordre de fréquence

Une valeur à zéro ou manifestement fausse arrive en tête, et de loin. Vient ensuite une description trop générale, du type pièces détachées ou échantillon, qui ne permet pas de rattacher la marchandise à une position tarifaire et oblige donc à ouvrir.

En troisième position, l’incohérence entre les documents : la proforma annonce dix pièces, le colis en contient douze, le document de transport en annonce huit. Chacun de ces écarts pris isolement est mineur; ensemble ils transforment un passage de dix minutes en contrôle approfondi.

En quatrième, l’absence de motif d’envoi. Un envoi sans motif déclare est traité comme une vente, ce qui fait naitre des droits et parfois une obligation de paiement dans le pays d’entrée. Écrire le motif prend cinq secondes et évite une requalification qui prend des jours.

Faites vérifier le dossier avant l’enlèvement

Cinq minutes de vérification en amont valent une demi-journée en aval. Envoyez la marchandise et la destination, nous renvoyons la liste.

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Demander un prixComment ça marche