Trois choses en parallèle, jamais en série
L’erreur classique sur un AOG est de traiter les étapes l’une après l’autre: on identifie la pièce, puis on cherche le vol, puis on prépare le dossier, puis on envoie une voiture. Chacune de ces étapes prend vingt minutes, et le total fait perdre le départ.
Nous les menons en parallèle. Pendant qu’un régulateur identifie la pièce et son statut documentaire, un second interrogé le graphe réseau sur toutes les compagnies, et un troisième mobilise le coursier le plus proche disposant du visa requis. La voiture part avant que le dossier ne soit ferme, parce que la route jusqu’au site prend de toute façon du temps.
Le prix ferme part dans les quinze minutes, avant que tout soit résolu. C’est volontaire: un service technique ne peut pas engager une dépense sans montant, et attendre la certitude pour donner un prix, c’est faire attendre la décision.
Les six questions posées dans l’ordre
Elles ne sont pas administratives: chacune élimine ou ouvre une option d’acheminement.
- Ou est l’avionLe terrain d’arrivée décide de tout. S’il n’a pas de service programmé, l’affrètement devient la seule réponse et il faut le savoir en minute deux.
- Ou est la pièceEn France, en Europe, dans un des neuf centres Satair, chez un fournisseur. Le point de départ change l’heure d’arrivée de plusieurs heures.
- Le document libératoire existe-t-ilUne pièce sans document ne sera pas montée. Partir sans est le pire résultat possible.
- Quel poids, quelles dimensionsCabine, soute ou fret. La soute ferme plus tôt que la porte, et cet écart décide parfois de la faisabilité.
- Classement en marchandise dangereuseDétendeur, batterie, fluide, extincteur. La vérification se fait par compagnie et prend dix minutes.
- Qui reçoit et ouHangar, magasin, nom, téléphone joignable la nuit. Une remise à un site fermé n’est pas une remise.
Dites-nous ce qui doit partir. Nous répondons avec un vol et un prix.
Cinq questions courtes. Un régulateur répond avec une liaison nommée, l’heure de remise calculée et un prix ferme, de jour comme de nuit.
- Un coursier nommé, de l’enlèvement à la signature
- Douane déclarée en personne, question répondue sur place
- Société licenciée, facture en bonne et due forme
Ce que nous faisons quand le vol tombe
Le coursier appelle le desk avant même d’atteindre le comptoir de réacheminement, parce que le desk a déjà prépare l’option de repli. Nous n’appartenons à aucune alliance, ce qui veut dire que nous pouvons acheter un siège sur n’importe quelle compagnie, y compris une concurrente de celle qui vient d’annuler.
Sur une correspondance menacée, l’option de repli est préparée avant l’atterrissage et non après. Cela suppose de suivre le vol en temps réel, et c’est une des raisons pour lesquelles le desk reste ouvert la nuit.
Quand plus rien ne part, nous le disons immédiatement et nous proposons l’alternative réelle: un autre terrain, un affrètement, ou le premier vol du matin avec une heure d’arrivée recalculée. Une mauvaise nouvelle donnée tôt vaut mieux qu’un espoir entretenu.
Ce que demande un responsable AOG
01Repondez-vous la nuit et le week-end ?
Oui, en continu. Une part importante des AOG que nous traitons arrive entre 20 h et 6 h, parce qu’une panne ne choisit pas son heure.
02Pouvez-vous partir avant que le bon de commande soit émis ?
Sur un client connu, oui, avec une confirmation par courriel. Sur une première mission, nous demandons une confirmation écrite, et nous la traitons en minutes.
03Combien de temps depuis Dubaï vers Toulouse ?
Le vol direct depuis Dubaï vers Paris ou Toulouse dure environ sept heures. Avec la prise en charge, le contrôle, la route terminale et la remise, comptez douze à quinze heures porte à porte selon l’heure de départ.
Le prix ferme avant la certitude
Nous envoyons un prix ferme dans les quinze minutes, avant que tout soit résolu. C’est volontaire, et cela surprend. Un service technique ne peut pas engager une dépense sans montant, et attendre la certitude pour donner un prix revient à faire attendre la décision, c’est-à-dire à perdre l’heure que la mission devait faire gagner.
Le prix ferme repose sur le barème publié pour l’honoraire du coursier, sur le tarif réel du billet au moment où nous le donnons, et sur une estimation du travail au sol. Quand la mission coûte finalement plus cher pour une raison qui ne vous est pas imputable, l’écart est pour nous. C’est la contrepartie de la promesse.
Nous partons aussi avant le bon de commande sur un client connu, avec une simple confirmation par courriel. Sur une première mission, nous demandons une confirmation écrite, et nous la traitons en minutes plutôt qu’en jours.
Où naissent les AOG en Europe
Sites aéronautiques publiquement connus. Ils expliquent d’où viennent ces appels et ne désignent aucun client.
- Airbus, Toulouse BlagnacUne chaîne d’assemblage qui s’arrête attend une pièce, et Toulouse est l’endroit où l’avion est posé. L’AIRTAC, le centre AOG technique d’Airbus, répond au 05 61 93 34 00, un numéro fixe de Haute-Garonne, vingt-quatre heures sur vingt-quatre.
- Airbus, Nantes and Saint-NazaireCes sections structurelles alimentent directement les chaînes de Toulouse et de Hambourg, et le cluster Neopolia rassemble 65 PME aéronautiques autour d’elles.
- Airbus Helicopters, MarignaneLe siège est physiquement sur l’emprise de l’aéroport Marseille Provence. Un AOG hélicoptère concerne souvent un opérateur offshore ou une machine sanitaire, deux métiers qui ne patientent pas.
- Safran, Villaroche and CorbeilLa famille de moteurs la plus produite au monde génère le plus grand nombre de mouvements de rechange, et le bassin parisien est à la fois la zone d’usines et la porte intercontinentale.
Les autres ressources
Passons à votre envoi
Le desk répond en quinze minutes avec un acheminement nommé, une heure de remise calculée et un prix ferme.