Ce qui rend ce sujet difficile
Une marchandise dangereuse n’est pas forcement dangereuse au sens courant. Un parfum, un vernis, un aimant de moteur, un airbag, un extincteur, une batterie: chacun relevé d’une classe, avec des seuils, des emballages et des documents propres.
La réglementation internationale fixe ce qui peut être transporte par voie aérienne et dans quelles conditions. Par-dessus, chaque compagnie applique sa propre politique, souvent plus restrictive, et parfois différente entre le réseau passager et le réseau cargo de la même compagnie.
C’est pour cela qu’une réponse générale n’a aucune valeur. La bonne question n’est pas est-ce que cela peut voler, mais est-ce que cette compagnie accepte cet objet sur ce vol dans cette configuration. La réponse se cherche avant de réserver.
Les familles que nous rencontrons le plus
Six familles qui représentent la quasi totalite des cas industriels français.
- Batteries lithiumDe loin la première. Rechange en cabine uniquement, seuils en wattheures, accord de la compagnie au-delà du premier seuil.
- Gaz sous pressionDétendeurs, cartouches, extincteurs, amortisseurs. Refus fréquent en transport passager, même vides s’ils ne sont pas certifies dégazes.
- Liquides inflammablesSolvants, peintures, échantillons chimiques. Quantités limitées, emballage homologué, documentation spécifique.
- AimantsUn aimant puissant est classe au-delà d’un seuil de champ mesure à distance. Les moteurs, les capteurs et les haut-parleurs en contiennent.
- Matières biologiquesCatégorie B et échantillons diagnostiques possibles après vérification. Catégorie À refusée sans exception.
- Objets sous rappelUne batterie ou un appareil faisant l’objet d’un rappel est interdit au transport aérien.
Dites-nous ce qui doit partir. Nous répondons avec un vol et un prix.
Cinq questions courtes. Un régulateur répond avec une liaison nommée, l’heure de remise calculée et un prix ferme, de jour comme de nuit.
- Un coursier nommé, de l’enlèvement à la signature
- Douane déclarée en personne, question répondue sur place
- Société licenciée, facture en bonne et due forme
Notre règle interne
Nous vérifions avant de confirmer, et nous refusons quand la réponse est non. Cela nous fait perdre des missions et cela nous évite des situations ou une marchandise est immobilisée dans un pays tiers avec un problème de conformité.
Nous ne classons pas à la place de l’expéditeur. La fiche de données de sécurité et le classement appartiennent au fabricant, et un transporteur qui improvise un classement engage tout le monde.
Quand la réponse est non pour le transport passager, il reste souvent une option: le fret aérien avec un emballage homologué et une déclaration d’expédition de marchandises dangereuses, plus lent mais légal. Nous l’organisons et nous annonçons le délai réel.
Ce qu’on nous demande
01Un parfum peut-il partir en colis accompagné ?
En petites quantités et dans les limites de la franchise passager, souvent oui. Un carton d’échantillons de parfumerie, non: cela devient une expédition de marchandises dangereuses.
02Faut-il une formation particulière pour le coursier ?
Oui, dès que l’envoi contient une marchandise réglementée. Nos coursiers concernés sont formes avant la première mission de ce type.
03Que se passe-t-il si un objet non déclaré est detecte ?
Il est saisi et l’expéditeur s’expose à des sanctions. C’est la raison pour laquelle nous posons la question avant, même quand elle paraît inutile.
Ce que nous faisons quand la réponse est non
Quand une marchandise ne peut pas voyager en vol passager, la mission de colis accompagné s’arrête la, et nous le disons immédiatement plutôt que de tenter. Cela ne veut pas dire que la marchandise ne peut pas partir : cela veut dire qu’elle ne partira pas par ce canal.
Il reste alors le fret aérien avec un emballage homologué, une déclaration d’expédition de marchandises dangereuses et un agent habilite. C’est légal, c’est plus lent d’au moins un cycle de traitement, et cela demande une préparation que l’expéditeur doit engager de son cote. Nous organisons cette voie et nous annonçons le délai réel, sans le maquiller.
Il reste aussi, sur les distances européennes, la route. Beaucoup de marchandises refusées en cabine voyagent sans difficulté dans un véhicule dédié, avec les documents adaptes. Sur une liaison de moins de mille kilomètres, cette option est fréquemment la plus rapide de toutes, et elle nous vient à l’esprit avant les autres.
Les quatre questions à poser à votre fabricant
Elles se posent une fois par famille de produits, pas à chaque envoi.
- Le produit relevé-t-il d’une classeEt laquelle. La réponse figure sur la fiche de données de sécurité, section 14, et elle est opposable.
- Quel numéro ONUIl conditionne l’emballage, l’étiquetage et la documentation, et il permet de vérifier l’acceptation par la compagnie en quelques minutes.
- Quelle quantité limitée s’appliqueBeaucoup de produits passent en petites quantités et sont refusés au-delà. Le seuil se lit sur la fiche et se vérifie avant l’emballage.
- L’emballage est-il homologuéUn emballage homologué porte un marquage. Sans lui, la marchandise ne peut pas voyager, quelle que soit la quantité.
Les autres ressources
Passons à votre envoi
Le desk répond en quinze minutes avec un acheminement nommé, une heure de remise calculée et un prix ferme.